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Bernard Werber (nous) présente… Le Papillon des Etoiles

18 septembre 2006
  • Pas pis
Comme je l’ai raconté précédemment, j’ai pu découvrir avant sa sortie le nouveau bouquin werberien, “épreuve non corrigée” estampillée sur la couverture encore blanche. Ce livre est avant tout, dixit Bernard, un “livre de poésie”.
L’histoire est simple, et vous la connaissez : la Terre va mal. Les Humains épuisent sans vergogne (ou si peu) ses réserves, aspirant le pétrole, polluant l’air, ratissant ses forêts. Comme si cela ne leur suffisait pas, les Hommes n’ont de cesse de se battre pour des raisons politico-géographico-religieuses.
Devant un tel désastre, l’ingénieur en aéronautique Yves pense que “le dernier espoir, c’est la fuite“. Ainsi, lâché par ses supérieurs et le programme aérospacial américain, mais épaulé par un milliardaire farfelu et une navigatrice déboussolée (!), Yves lance son improbable projet de tenter de reconstruire une société meilleure ailleurs. Les embûches sont nombreuses car le vaisseau une fois déployé dans l’espace tel un gigantesque papillon au milieu des étoiles, devra atteindre la taille d’un petit continent et embarquer 144 000 représentants de l’Humanité triés sur le volet. Un jour, enfin, le Papillon prend son envol
Contrairement à l’éditrice (grrr ! trop bavarde !) de B.W., je ne vous en dirai pas plus sur l’intrigue sinon vous allez en deviner la fin.
Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est l’histoire de la mise en route du projet (1ère partie), et le début de la vie à bord du vaisseau (2ème partie). La complexité des rapports humains y est bien représentée. Par ailleurs, j’aime assez le style de B. Werber, les courts chapitres dont le titre résume le contenu.
En revanche, la fin (3ème partie) m’a laissé un petit goût de déception sur les lèvres… Au départ, ce livre était une nouvelle, et je crains que cela ne s’en ressente, en ce sens que des siècles entiers sont rapidement brossés pour qu’on arrive à la fin du voyage et “qu’on en finisse”. La fin, d’ailleurs, est incroyable (au sens propre, on a vraiment du mal à faire semblant d’y croire). L’auteur a déclaré ne pas vouloir faire “un gros pavé” ou une trilogie comme pour les Fourmis… Personnellement, j’aurais préféré ! Pour finir, je n’ai pas réellement perçu la poésie du livre, je trouve au contraire qu’il véhicule un certain pessimisme (sans doute justifié, hélas) sur la capacité humaine à apprendre de ses erreurs et à ne pas gâcher ce qui lui est offert…
Je conseillerais donc ce livre aux fans de Bernard Werber et à mon chat (il adore les papillons !), les autres lecteurs peuvent passer tranquillement leur chemin.

5 commentaires »

  1. Jonx says

    A noter que ce bouquin arrive quand meme 4eme des ventes de livres… Va comprendre… Et de toutes facons, ca fait tres longtemps que j’ai deccroché…genre juste apres avoir lu son premier ;)

    17 janvier 2007 | #

  2. sophie (à NYC) says

    j’adorais Werber dans ses premiers romans : la trilogie des Fourmis et les Thanatonautes. puis j’ai trouvé que l’intérêt décroissait à chaque nouveau roman, qu’il recyclait les mêmes idées ad vitam et devenait lassant. j’ai arrêté avec (mince, je ne sais même plus le titre) celui parlant d’un joueur d’échecs. je devrais relire les fourmis pour voir s’il me plaît autant qu’il y a 10 ans ou si finalement, c’est moi qui ai vieilli entre temps.

    4 juillet 2007 | #

  3. Tamara says

    @Sophie : comme toi, je me suis lassée de cet auteur… Il se laisse aller à la facilité à mon humble avis !

    4 juillet 2007 | #

  4. zazimuth says

    Joli minou !

    9 octobre 2007 | #

  5. Tamara says

    @zazimuth : il te remercie ! :wink:

    9 octobre 2007 | #

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