Windows on the World vainqueur par forfait !
- Méfait de Begbeider
Eh oui. Je m’avoue vaincue par Windows on the World (que l’on appelera WW par la suite).
Il se trouve qu’ayant égaré mon livre en cours (voir article ci-dessous), j’ai dû me rabattre sur ce que j’avais sous la main, à savoir un “vieux” Begbeider de 2003. Pour ma défense, comme vous le confirmera mon avocat, il se trouve que ce livre m’a été prêté et que je n’avais jamais tenté de lire les productions de ce monsieur jusqu’à présent. Je me suis donc dit que c’était l’occasion rêvée de me pencher à ces Fenêtres sans me ruiner.
Le principe est le suivant : d’un côté, à New-York, nous allons vivre un “direct romancé” des deux dernières heures des tours jumelles new-yorkaises (nous sommes le 11/09/01, pour ceux qui auraient la flemme de déductionner !). De l’autre côté, on est avec Frédéric Begbeider himself dans un restaurant de la Tour Montparnasse à Paris (la plus haute tour parisienne, là, on peut ne pas être au courant). Dans le WW, restaurant d’une des Tours, un père divorcé emmènent ses deux garçons turbulents prendre un petit déjeuner, au milieu d’hommes d’affaires, d’amants venus s’y retrouver en catimini et d’autres touristes. A Montparnasse, Begbeider déguste son café en écoutant les conversations autour de lui.
Histoire 1 vécue minute par minute. Histoire 2 vécue deux ans après, avec toutes les réflexions qu’inspire la première. On jungle de l’une à l’autre et la transition n’est pas agréable car toute la tension voulue dans le “live” du drame américain s’effondre comme un soufflé au fromage non dégusté à temps lorsque l’on saute à Frédéric en France (c’est un peu comme Martine à la mer, en moins poétique). Ce livre est auto-centré sur F. Begbeider et franchement, ce n’est pas très intéressant… Quel intérêt, en effet, de savoir qu’il a emmené sa copine du moment dans la boîte de nuit de la Tour Montparnasse, qu’avant c’était l‘Enfer mais maintenant le Red Light ??? On s’en balance comme de notre première chaussette de sport bleu-blanc-rouge, tout comme de la liste des auteurs, musiciens et cinéastes américains préférés dudit Frédéric).
Ma mansuétude naturelle m’a incitée à poursuivre ma lecture jusqu’au fameux couperet de la page 50, j’ai même poussé le bouchon jusqu’à la page 55, mais là, je dis STOP ! Je suis KO par WW, bravo Frédo, t’as gagné le grelot.


