Le Petit Corps de Corinne Solliec
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Démon, quand tu nous tiens
Depuis quelques années, la mode est à la minceur, voire à la maigreur. De plus en plus tôt, les adolescentes, parfois encore dans l’enfance, se mettent “au régime”. Et bien souvent, cela tourne mal.
Dans Le petit corps, la souffrance d’une de ces jeunes filles est décortiquée. Estelle a vingt ans et (on le devine) à peine le double de kilos. Son problème n’est pas la nourriture, non, son problème, c’est Alexandre. Voilà deux ans, jeunes amoureux transis à l’avenir prometteur (il travaille, elle entre en fac) emménagent ensemble. Estelle a un “léger” problème : elle a des crises qui l’obligent à se goinfrer de quantités astronomiques de “bouffe”, et à se faire vomir juste après. Rusée, elle parvient à cacher sa maladie à son petit ami durant de longs mois. Mais le jour où il comprend qu’elle se détruit à petit feu, il s’énerve, se fâche, pleure, supplie… rien n’y fait, Estelle et sa boulimie sont indissociables. Il pose alors un ultimatum : ils se séparent et il ne “la reprendra” que lorsqu’elle sera guérie. Estelle parviendra-t-elle à surmonter son démon ?
Ce livre m’a touchée car Estelle parle avec des mots crus et réalistes de sa maladie, qu’elle hait et pourtant sans laquelle elle n’arrive pas à vivre. Elle se nomme en s’appelant “le petit corps”, comme si ce n’était pas vraiment elle qui vivait mais cette entité indépendante qu’elle ne maîtrise pas. C’est vraiment émouvant, plein de sensibilité et de violence. Une belle découverte.
NB : hier encore, j’ai croisé dans le métro une jeune femme si maigre que ses joues étaient creuses et ses pommettes saillantes, ses bras squelettiques parvenant à peine à porter son sac à main. C’est effrayant et cela mérite que l’on se pose des questions sur les origines des maux qui conduisent de jolies filles à se détruire.


C’est vrai, quoi, on n’y pense pas mais cela n’est pas facile de vivre le bonheur au quotidien. Les gens sont forcément jaloux. Et puis, boum, le jour où votre vie bascule dans le malheur, ouf, votre entourage est rassuré, voire presque content : vous êtes comme tout le monde, vous avez des problèmes. C’est ce que nous raconte David Foenkinos dans ce livre. Comme dans 
Dans Kiss Kiss, pas de chichis chauds ni de chocolat, mais au contraire, une pincée de cynisme, une dosette d’humour grinçant, un zeste d’atrocité, et un glaçage fantastique, pour faire bonne figure. Au départ, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Une pension de famille douillette, un antiquaire prospectant les fermes isolées à la recherche de meubles anciens, la naissance de bébés, un voyage en avion… Et puis, petit à petit, l’histoire bascule dans l’étrange, l’anormal, voire carrément la folie. On chemine sereinement avec les personnages et on se fait surprendre ! C’est succulent et drôle. Les histoires n’ont pas toutes le même goût : parfois l’on aimerait que cela se termine bien, et d’autres fois, l’on jubile quand la fin est horrible !!! Et ce que j’apprécie particulièrement, c’est que R. Dahl sait arrêter sa nouvelle au bon moment, laissant l’imagination du lecteur faire le reste, et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.
Encore une très jolie BD piquée sur l’un de vos blogs, collègues (mais qui, qui, qui ?!). Ne croyez-pas que je fasse du recyclage, c’est de votre faute, après tout, si vous me donnez envie de lire ! Evidemment, par suite, mes lectures se trouvent présentées ici…
Il y a fort longtemps de cela (au mois d’août !), j’avais lu un article chez
L’histoire est simple, et vous la connaissez : la Terre va mal. Les Humains épuisent sans vergogne (ou si peu) ses réserves, aspirant le pétrole, polluant l’air, ratissant ses forêts. Comme si cela ne leur suffisait pas, les Hommes n’ont de cesse de se battre pour des raisons politico-géographico-religieuses. 

Chacun a ses chouchous parmi les auteurs de romans policiers. C’est pourquoi je n’avais jamais eu l’occasion, jusqu’à présent, de m’intéresser à H.Mankell, célèbre auteur suédois. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, et je me suis attaquée récemment aux Morts de la Saint-Jean (je ne leur ai pas fait de mal, rassurez-vous, d’ailleurs, c’était trop tard pour eux). J’étais plongée au coeur d’une enquête qui s’annonce longue et difficile (plus de 500 pages en poche), lorsque qu’un mystérieux mystère (voyez la force de l’énigme) s’est ajouté à mes interrogations déjà fort nombreuses… Mon livre a tout simplement DISPARU ! Impossible de remettre la main dessus, ni dans la pièce A (légèrement en désordre, je l’admets), ni dans la pièce B (un peu fouilli-fouilla ces temps-ci, j’en conviens) de mon AB (Appartement Bazar…parfois, il va jusqu’à faire ABC, le Café en plus). Bon, la question est de savoir où a bien pu se cacher ce livre. Car je le sais bien, allez, que c’est une action délibérée de sa part, afin que je reste sur ma faim et que le coupable échappe à son châtiment. Les objets sont tous comme ça, dès que vous en cherchez un, il s’amuse à se cacher pour vous faire tourner bourrique. Eh bien, cela ne marche pas HI-HAN, sache, Bouquin Fugueur, que je compte bien te mettre la main au collet !