tamaculture

SODA, Gazzotti

30 août 2006
  • Un bon polar…en BD !

Pour les amateurs de polars (entre autres lecteurs !) et qui n’ont pas trouve pas le temps d’en lire, voici une bonne alternative… J’ai découvert récemment le flic new-yorkais SODA, mais il y a déjà 12 tomes… Le personnage est original car, bien que trentenaire, il vit avec sa vieille môman qui ne sort pas (New-York, c’est quand même la jungle pour les mamies). D’ailleurs, elle ne supporterait pas de savoir son fiston policier… Par conséquent, Soda (de son vrai nom David Solomon) lui fait croire qu’il est pasteur (pieux mensonge ?).

Les dessins sont propres, très colorés, caractéristique de la bande dessinée belge, mais avec un univers américain bien retranscrit (pour ce que j’en sais) et des intrigues policières à la fois amusantes et intéressantes, des personnages loufoques et touchants.

Bref, on passe quelques moments très agréables à la lecture de cette BD. J’en suis à mon 3ème tome (je lis ça avant de dormir, quand je suis trop KO pour lire un bouquin) et je ne fais pas d’overdose, merci !

Le Voile Noir, Annie Duperey

28 août 2006
  • L’enfance de l’art…iste

Comment une petite fille de 8 ans est-elle supposée réagir lorsqu’elle découvre ses parents morts (par accident) dans la salle de bain familiale ? Et que la seule autre personne du foyer est un bébé ? Ce drame n’est pas une histoire inventée par Annie Duperey mais bel et bien l’histoire de son enfance. C’est une toute autre personne que la joyeuse comédienne aux yeux rieurs et au sourire communicatif qui nous apparaît dans ce livre. Comme quoi, les apparences sont trompeuses, et la pudeur empêche parfois de dévoiler ses états d’âme à autrui. Pour une fois, Annie Duperey a décidé de se livrer « brute » – de lever le voile, donc – et sa sincérité est réellement poignante au travers de ces pages.

En partant de phographies prises par son père (dont c’était le métier), l’actrice nous fait partager le combat intérieur qu’elle mène depuis 50 ans, depuis la disparition tragique de ses parents alors qu’elle était enfant. Bizarrement, elle ne souvient absolument pas d’eux et tente d’expliquer pourquoi son esprit fait un blocage sur ce sujet, malgré le temps écoulé. Ce livre n’est pourtant pas mélodramatique et l’appitoiement sur soi-même n’est pas de mise. Au contraire, les 250 pages s’écoulent assez rapidement, elles sont fluides et intéressantes, et les photos (en noir et blanc, bien entendu, pour l’époque) sont vraiment jolies. Une vraie bouffée d’émotions, que je conseille pour sa simplicité et pour sa générosité.

Lire aussi la critique de Frisette.

Ce livre a été publié en 1993 mais il vient de ressortir en Poche en mars dernier.

P.S : si quelqu’un a lu le dernier livre de la comédienne « Une soirée », ça m’intéresse d’avoir son avis !

Revue de presse

25 août 2006
  • Sur Rendez-vous, le livre de la rentrée de Christine Angot : extraits choisis dans Le Monde des Livres, vendredi 25/08/06 : « Ce gros Rendez-vous (380 p.) est un somptueux rendez-vous avec l’insupportable. Angot est insupportable. Pour les autres. Pour elle-même. »… »Angot se met en danger et elle le sait […]. Mais Christine Angot a su jouer avec ce danger, et se jouer de lui, ce qui fait de ce Rendez-vous, à ce jour, son meilleur livre. »

Ce que cela m’inspire : un grand éclat de rire ! Je ne connaissais pas cet ôteuse avant d’en lire des critiques (plutôt assassines, il faut dire !) sur quelques blogs amis… Mais si ce bouquin est son meilleur livre, et qu’il est insupportable, j’imagine aisément ce que peuvent être les précédents ! (de quoi remplir la cheminée l’hiver, histoire que les arbres abattus pour éditer cette horreur ne soient pas morts pour rien…). Je me demande dans quel mesure le journaliste s’est voulu ironique…

  • Sur La Nouvelle Diététique du Cerveau du Dr Jean-Marie Bourre : Extraits de l’article « Régime spécial neurones », Le Monde 2 (26/08/06).

L’auteur : un neurotoxicologue, membre de l’Académie de Médecine, spécialiste de la chimie et de la nutrition du cerveau à l’Inserm, découvreur des fameux oméga 3.

Sa théorie : « Mangez de la viande rouge, des féculents, du gras, buvez du vin et des jus, écoutez vos appétits : votre matière grise l’exige pour fonctionner correctement. »

Décryptage : la viande rouge (mais aussi le boudin noir, le foie de veau, la saucisse, les charcuteries, les lentilles, le cacao, les haricots blancs, le thon…) contient du fer (qui provient uniquement de notre alimentation). Or, c’est fixé sur le fer de nos globules rouges que l’oxygène parvient au cerveau (c’est notre énergie cérébrale).

La vitamine B12 aide au mordant de l’intelligence, au dynamisme du cerveau. On la trouve dans le foie de veau, d’agneau, de volaille mais aussi dans le camembert et les poissons gras et semi-gras (bar, hareng, saumon…)…

Il faut manger du poisson et des fruits de mer pour éviter le crétinisme (conséquende d’une carence en iode).
Top info : mesdames, vous pestez contre vos rondeurs et voudriez perdre votre gras ? Arrêtez tout ! Car le cerveau est l’organe le plus gras de notre corps ! Les oméga 3 (et 6 et 9 c’est-à-dire le « bon gras ») sont indispensables à son bon fonctionnement (chair de poisson, coquillages, huile de colza et de noix).

Par opposition, les « mauvaises graisses » sont celles situées dans les snacks, sucreries, produits apéritifs, viennoiseries industrielles, plats sous cellophane, barres chocolatées des distributeurs automatiques…

Les sucres lents sont indispensables au cerveau : il faut donc privilégier le pain (à tous les repas), les pâtes, les céréales, les semoules, les sandwiches, le riz mais aussi le miel, les légumes secs et les pruneaux. Ne pas oublier de déjeuner le matin pour éviter l’hypoglycémie de 11h00 et permettre à notre cerveau de se concentrer et à nous d’être de bonne humeur. Il ne faut pas non plus négliger le dîner car notre cerveau travaille autant la nuit (et davantage pendant qu’on rêve !). Le repas du soir influe donc sur la qualité du sommeil, du repos, donc de la mémorisation.

Conclusion : Le Dr Bourre désapprouve tous les « régimes minceurs » à la mode, car à force de restrictions, on obtient des dépressions. « Aujourd’hui, le plaisir de manger, la satisfaction orale, la gourmandise sont criminalisés. C’est grave, parce que le goût et la jouissance fondent l’acte alimentaire. La recherche de la satisfaction est programmée en nous par le cerveau reptilien, comme le sommeil, la sexualité,. Sans satisfaction éprouvée à se nourrir, sans volupté à manger, nous ne le ferions pas ! ».

Ce que cela m’inspire : à chaque saison, sa nouvelle théorie alimentaire ! L’avantage de celle-ci, c’est qu’elle caresse les gourmands (dont je fais partie !) dans le sens du poil… Dire que mon cerveau est plus gras que mon popotin et que je ne m’en doutais pas ! :-)

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