tamaculture

Avant d’aller dormir, S.J. Watson

22 mai 2013


Avant d’aller dormir ? Mais surtout pas ! Lisez plutôt ce bouquin de bon matin, dans les transports en commun, ou sur la plage. Autant le savoir, il est un peu stressant. La faute en incombe totalement à l’auteur, qui a mis en scène dans ce premier roman (!) une histoire machiavélique. En fait, lorsqu’on parvient à s’arrêter de lire, l’histoire se blottit dans un coin de notre tête en permanence : fini la tranquillité d’esprit avant d’être arrivé au bout des 410 pages (et encore…) !

L’histoire est celle de Christine, une femme ayant subi un choc traumatique voilà plus de vingt ans. Sa mémoire a hélas été gravement endommagée : elle se réveille chaque matin comme si elle avait toujours la vie devant elle, alors qu’elle a en réalité 47 ans. Et chaque matin, l’homme auprès duquel elle est allongée doit lui raconter qu’il est Ben, son mari, qu’ils vivent dans cette maison depuis des années et qu’elle est amnésique…

Mais depuis quelques semaines, Christine voit en secret un psychologue appelé Nash et elle tient un journal intime – qu’elle nous laisse lire – où elle note certains souvenirs ou images qui ressurgissent au fil des séances de thérapie. Elle s’aperçoit vite qu’on lui ment. Est-ce dans son propre intérêt, ou cela cache-t-il de plus obscures raisons ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour le savoir !

Ed. Sonatine, mai 2011, 410 p.

Fantôme, Jo Nesbo

19 mai 2013


Jo, Jo, Jo, Jo, Jo.

Tu veux me tuer ou quoi ?!

Voilà quinze jours que j’ai fini Fantôme, et pour être honnête, je ne m’en remets pas. Mais que t’arrive-t-il ?  Je te sens un peu déprimé, là. Tu nous ferais pas un trip à la Conan Doyle, au moins ? Je te rappelle que le lecteur peut se montrer extrêmement persuasif. Alors je te le dis comme je le pense :

WE WANT HARRY TO BE HAPPY !

Ça commençait bien, pourtant… Harry Hole, mon ton inspecteur de la police d’Oslo, revient de son exil de trois ans à Hong-Kong parce qu’Oleg, le fils de son ex Rakel, est accusé de meurtre. Bien que ne faisant plus partie des effectifs de la police norvégienne, Harry n’écoute que son intime conviction et met son talent de détective au service de son fils de cœur afin de prouver son innocence.

Alors, évidemment, c’est l’occasion de revoir l’amour de sa vie, de faire la connaissance de son « copain de fac », un avocat blondinet à mèche, et surtout, de traquer l’invisible Dubaï. Ce dernier semble être à l’origine de l’introduction d’une nouvelle drogue très prisée – la fioline – qui fait des ravages en Norvège, à commencer par ce pauvre Oleg (qui a bien changé, ma foi, depuis Le léopard). Pour couronner le tout, Harry ne manquera pas de se confronter à ses propres démons, qui se collent à lui comme un bébé koala à sa maman.

Ton polar est – comme d’habitude – extrêmement addictif, prenant, passionnant, bourré de suspense et de rebondissements. Là où je m’insurge, c’est sur le dossier « tortures morales et physiques infligées à mon héros, parce qu’il le vaut bien ». Non, mais franchement, tu vas pas nous le tuer, mon notre Harry ? Hein, dis ?! Réponds moi vite (en anglais de préférence, mais j’ai appris le norvégien en 1 leçon avec Google traduction, donc si tu m’écris « nei », ça suffira).

Bien à toi,

Tamara

Ed. Gallimard, mars 2013, 547 p.

Sous le gui, Angela Morelli

1 mai 2013


Dans la vie, il n’y a pas que la rigolade… Il y a la mûre, aussi. Enfin, l’amouuuur, quoi, vous savez bien ! Donc si vous êtes (une femme) d’humeur romantique, j’ai une bonne nouvelle pour vous, juste là, Sous le gui.

Un homme, une femme… une possibilité !

N’y allons pas par quatre chemins, seule la cage d’escalier permet d’accéder à l’appartement de Julie, une jolie trentenaire pleine d’humour et de vêtements de Noël à faire pâlir d’envie Mark Darcy. Si la mort de son mari, trois ans plus tôt, vient assombrir le beau regard de la jeune femme, elle n’en laisse (presque) rien paraître au quotidien et s’organise des journées de dingue, entre son boulot, ses deux fils, les tâches ménagères et la gestion de l’immeuble… Justement, un nouveau voisin vient d’emménager. Il s’appelle Nicolas, il est clairement du genre qu’on ne fait pas dormir dans la baignoire, et devinez quoi ? Il est célibataire…

We want More… really !

Autant dire qu’Angela Morelli maîtrise parfaitement les codes de la romance comme on les aime (gageons qu’elle a biberonné Angélique, marquise des Anges !) : des personnages qui font rêver, mais dont la vie n’est pas rose bonbon, jusqu’à ce qu’ils se rencontrent, et là… oui, notre cœur de midinette de 14 ans se réveille et bat la chamade. Pour couronner (de gui) le tout, le style de l’auteur est très agréable, les tournures travaillées sans que l’effet soit alambiqué, et le récit regorge d’humour et de petits clins d’œil (spoiler : non, la blanquette n’est pas bonne !).

Bref, c’est le défaut qu’on peut lui trouver. Mais compte tenu des éloges qui fleurissent ici et (et , elle l’a, Ella…), soyons assurées, chères copines fleurs bleues, que ce n’est que le début d’un long fleuve de mots… relli !

Ed. numérique Harlequin HQN, 504 kB, avril 2013.

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